La pêche pirate

Quand on parle de pêche pirate, cela sous-entend des pêcheurs-pirates opèrent la pêche de manière illégale, dans les eaux d’une zone économique exclusive, en utilisant des pavillons de complaisance (Belize, Honduras, le Panama, Taïwan…).

La pêche pirateQu’est-ce que la pêche pirate ?

Par définition, la pêche pirate est le fait de pêcher sans en avoir le droit, en utilisant des techniques de pêche interdites comme les filets maillants dérivants, en pêchant des espèces protégées dans des zones non autorisées ou en dehors des périodes légales, en dépassant les quotas autorisés ou tout simplement en pêchant sans licence. C’est ainsi qu’on utilise également l’expression technique INN (pêche Illégale, Non déclarée et Non réglementée) pour parler de la pêche pirate.

Développement de la pêche pirate : la surpêche

Avec l’actuelle technologie, l’électronique et les moyens satellites, la surpêche prend du terrain, se développe tellement en ne laissant aucune chance aux poissons de se reproduire. Plusieurs millions de tonnes de poissons sont capturés, et le nombre de bateaux de pêcheurs-pirates ne cessent d’augmenter, notamment sous pavillons de complaisance. En effet, grâce aux pavillons de complaisance, la surpêche pourrait s’exercer légalement, par des organisations internationales de gestion de pêches. Cela développe le domaine de la pêche industrielle.

Pêche pirate et surexploitation

Cela entraîne inévitablement une situation de surexploitation de poissons au niveau mondial. En effet, les bateaux deviennent beaucoup trop nombreux par rapport aux poissons à pêcher. Ce problème touche notamment certains espèces comme le thon, l’espadon, le requin, le cabillaud… Si on laisse autant libre court à la pêche pirate, on risque d’épuiser les poissons dans les océans dans moins d’un demi-siècle. Ainsi, faut-il agir contre la pêche pirate et la surpêche.

Pêche pirate : vers des déséquilibres sociaux et économiques locaux

On parle de surpêche lorsqu’on pêche trop, malgré les réserves insuffisantes de poissons. Cela met en danger l’avenir de l’espèce même, en mettant en danger les capacités de reproduction même des poissons, comme c’est le cas des thons rouges de Méditerranée ou les morues de Terre Neuve. A cause de la pêche pirate, on estime qu’un poisson sur quatre serait pêché de façon illégale à travers le monde, correspondant à un chiffre d’affaire estimé à une dizaine de milliards d’euros par an. Plusieurs autres espèces existantes risquent de perdre leur place dans l’écosystème, si la pêche pirate persiste.

Sans oublier que dans certains pays pauvres, des millions de personnes se nourrissent de poissons, leur seul apport en protéines animales, comme c’est le cas des populations de l’Afrique de l’Ouest, dont notamment le Sénégal et la Mauritanie.

Lutte contre la pêche pirate

La pêche pirate met en danger l’avenir de nos mers et de nos pêcheurs. De nombreux ONG opèrent partout dans le monde, avec la collaboration des gouvernements, afin de dénoncer la pêche pirate, en sortant une liste noire fréquemment mise à jour des navires pirates : de nombreux bâtiments en provenance de Taïwan, de la Chine, du Japon, du Cuba, de la Corée, de l’Equateur, du Portugal, de la Russie… Pour cela, ils établissent un réseau de réserves marines, promeuvent la pêche durable dans les zones de pêche, multiplient les contrôles, et conscientisent la population à repenser à leur consommation de poissons.

La pratique de la pêche pirate représenterait plusieurs milliards de dollars dans l’économie mondiale, mais elle met surtout en danger la biodiversité marine, et la sécurité alimentaire et l’économie locale de certaines populations.

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